• Interview

Eric Allouche – Une vision optimiste de l’immobilier

Nous avons eu la chance d’obtenir une entrevue avec Éric Allouche, directeur exécutif de ERA Immobilier France. L’occasion d’échanger avec un éternel optimiste, qui donne son avis sur un domaine qu’on dit souvent en crise. Alors, qui est Éric Allouche, l’homme derrière le directeur immobilier ? Quel est son avis sur le domaine et de quelle manière voit-il l’avenir ? C’est à travers une interview décomplexée et sans faux semblant, que nous découvrons un homme d’affaires mais aussi un homme tout simplement. Sa vision optimiste est une vraie source d’inspiration pour les élèves, futurs professionnels.

Eric Allouche – Une vision optimiste de l’immobilier

Nous avons eu la chance d’obtenir une entrevue avec Éric Allouche, directeur exécutif de ERA Immobilier France. L’occasion d’échanger avec un éternel optimiste, qui donne son avis sur un domaine qu’on dit souvent en crise. Alors, qui est Éric Allouche, l’homme derrière le directeur immobilier ? Quel est son avis sur le domaine et de quelle manière voit-il l’avenir ? C’est à travers une interview décomplexée et sans faux semblant, que nous découvrons un homme d’affaires mais aussi un homme tout simplement. Sa vision optimiste est une vraie source d’inspiration pour les élèves, futurs professionnels.

Vous êtes directeur exécutif chez ERA depuis 2010, est-ce que votre manière de travailler a évolué avec le temps ?

Je suis juriste de formation, juriste d’entreprise et arrivé chez ERA en 1995. Avec pour objectif de créer un service juridique, j’ai fait des formations, du développement, vendu des franchises, résolu un certain nombre de problèmes d’organisation. J’ai été directeur exécutif adjoint, puis directeur exécutif. Alors oui, ma manière de travailler a évolué, car ce qui n’évolue pas est immobile et mort. Je suis vivant, alors j’évolue. Ce sont des choses quotidiennes, on ne s’en rend pas compte, mais c’est en fonction des circonstances, avec l’expérience.

Un ami ou un collègue dirait la même chose de vous ?

J’espère ! Quand vous parlez à quelqu’un, vous parlez tel que vous êtes et si je ne suis pas naturel, déjà ce n’est pas correct, mais surtout, c’est un faux ! Je n’ai pas de posture à avoir, je ne vois pas l’intérêt, je ne défends pas un pouvoir, je ne défends pas une ambition personnelle. Parfois, des postures sont dues à une nécessité d’avoir l’air sérieux. Moi je n’ai pas besoin d’avoir l’air sérieux, je suis comme je suis, certains me trouveront peut-être pas assez sérieux, d’autres trop. Vous savez, l’avantage quand on commence à avoir un certain âge : c’est qu’on s’en fout !

Alors quel genre de directeur êtes-vous ?

Je n’aime pas le terme de Directeur, je préfère être un manager. J’essaie avec mes moyens, mes capacités, de faire avancer quelque chose. Il s’avère que mes fonctions m’amènent à donner l’impulsion, à résoudre un certain nombre de points, mais je vois plutôt mon action comme un travail d’équipe. J’essaye d’être un leader d’équipe, mais je n’ai pas la science infuse, je travaille beaucoup en échanges, je suis tout sauf vertical. Quand je souhaite qu’on aille dans une direction, j’explique pourquoi et j’entends tout ce qu’on peut me dire, c’est un débat, un échange. L’idée n’est pas d’avoir raison, l’idée est de trouver la meilleure solution et qu’elle soit partagée par les autres. Je n’ai pas peur d’échanger avec ceux qui n’ont pas la même opinion que moi, comprendre les autres. Pourquoi ? Car ce sera aux autres de porter les projets et il n’y a rien de pire que de porter un projet auquel on ne croit pas. Il faut donc trouver et créer une adhésion !

Vous êtes directeur exécutif chez ERA depuis 2010, est-ce que votre manière de travailler a évolué avec le temps ?

Je suis juriste de formation, juriste d’entreprise et arrivé chez ERA en 1995. Avec pour objectif de créer un service juridique, j’ai fait des formations, du développement, vendu des franchises, résolu un certain nombre de problèmes d’organisation. J’ai été directeur exécutif adjoint, puis directeur exécutif. Alors oui, ma manière de travailler a évolué, car ce qui n’évolue pas est immobile et mort. Je suis vivant, alors j’évolue. Ce sont des choses quotidiennes, on ne s’en rend pas compte, mais c’est en fonction des circonstances, avec l’expérience.

La crise immobilière est-elle l’une de ces circonstances ?

Je n’aime pas ce terme de “crise” qu’on emploie à tort et à travers. La définition d’une crise, c’est quelque chose de brutal et soudain, qui ne dure pas. Si on s’installe dans une crise, ça devient un problème de fond. Les mots ont un sens, il faut faire attention lorsqu’on les emploie ! Il n’y a pas de crise de l’immobilier, il y a des cycles qui varient en fonction de l’activité économique, chose qu’on vit actuellement. Il y a eu 2008 – 2009, un gros problème financier qui a eu des conséquences sur l’immobilier, donc le volume de ventes a baissé de manière extrêmement importante, on était à un peu moins de 600 000 transactions à l’année. Ça c’était une vraie crise, car ça n’a pas duré !

Ensuite, entre 2010 et 2020, la moyenne des transactions annuelle était de 916 000. Le cap du million de transactions a été dépassé en 2019, ce qui était génial et extraordinaire. Puis sous l’effet du covid, tout le monde s’est précipité sur les achats. En 2022, on est même arrivé à plus de 1 20000 transactions ! Les chiffres officiels de août 2023 indiquent qu’il y a eu 955 000 ventes dans l’ancien au cours des 12 mois précédents. C’est bien que la crise dramatique dont on nous parle n’existe pas. C’est juste une baisse sur ce qui était énorme avant, mais qui est toujours plus haut que ce que nous avons connu pendant plus de 10 ans. C’est juste un retour à la réalité.

Il n’y a pas de crise de l’immobilier, juste un retour à la réalité après une période extraordinaire.

Eric ALLOUCHE

Directeur exécutif ERA France

Alors pourquoi parle-t-on de “crise” ?

Pendant le covid, toutes les constructions et les transactions ont été quasiment gelées, ce qui crée un vrai problème : un arrêt de la consommation avec un retour extrêmement fort lorsque tout le monde a eu envie d’acheter. Tout le monde s’est précipité pour acheter ce qui était possible d’acheter. Première raison de la montée des prix ! Et comme beaucoup de gens veulent acheter, les prix augmentent, les taux d’emprunt aussi, c’est un effet papillon. On est arrivé à des taux d’usure à 5,8 % cela semble énorme alors qu’il y a peu on empruntait à 1,5% (avec assurance) ! Les capacités d’emprunt chutent ! L’immobilier dépend de l’offre et de la demande. Le volume de logements disponibles en France est trop bas. Pour illustrer mes propos, c’est comme si vous aviez un logement à 1 million d’euros à vendre. Vingt personnes veulent l’acheter, alors, vous augmentez votre prix pour avoir la meilleure offre. C’est ce qui s’est passé pendant la période faste. Mais le jour où les acquéreurs ne veulent ou ne peuvent acheter à ce prix-là, vous devez le baisser de plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est comme ça que s’équilibre, en principe, le marché de l’immobilier.

En quoi la nouvelle génération pourrait changer la donne ?

On a toujours dit “de mon temps c’était mieux, les jeunes sont des fainéants”. Je pense que les jeunes d’aujourd’hui sont la conséquence de ce qu’ont fait les gens de mon âge. Et je trouve qu’ils sont super ! Ils ont grandi dans un environnement qui n’est pas le même, où la technologie est très importante, ou tout doit aller vite et il faut prendre du plaisir dans le travail. Leur vision de la vie est plus dans l’écologie, l’économie, moins dans la consommation j’espère. Tout évolue, rien n’est permanent. Alors nous, les anciennes générations, il faut être là pour les aider. C’est pour ça que ERA et Suptertiaire ont fait un partenariat. Pour permettre à des jeunes de se réaliser professionnellement. Apporter un service, un soutien, une aide.

Ce sont pour vous les valeurs de l’immobilier ?

Oui ! Car la première valeur est d’aimer les gens. Avoir une affinité pour l’être humain, il faut trouver ce que veulent les gens. Alors bien sûr, c’est en échange d’argent, mais cette fibre d’aider, de se préoccuper de l’autre doit être importante. Si vous n’aimez pas les gens au sens premier du terme, si vous n’êtes pas bienveillant et à l’écoute, ça ne marchera pas. Ça veut aussi dire qu’il ne faut pas mentir, ne pas vendre un bien à un prix, juste parce que le client le veut. Il faut être en mesure d’expliquer pourquoi ce n’est pas possible. La confiance, ça se mérite.

Selon vous, comment peut évoluer ce secteur de l’immobilier ?

Tout évolue, la technologie et l’être humain devront coexister. Se loger, ça ne changera pas, car on aura toujours ce besoin primaire. Travailler dans ce domaine, ça veut dire qu’il y aura toujours quelque chose à faire, même si la technologie fait bouger les choses, car c’est un besoin constant. Oui, ça va changer, avec les lois énergétiques par exemple, mais l’immobilier ce n’est pas une spéculation, c’est un travail à long terme.

Quand on dit que l’immobilier est un secteur bouché, qu’en pensez-vous ?

L’immobilier est un secteur intemporel, il y aura toujours besoin de gens qui travaillent dans ce domaine. On a vécu une période extraordinaire.

Aujourd’hui, on revient à la normale. Ceux qui ont démarré dans cette période ont pris l’habitude d’avoir un métier facile. Mais maintenant, ils se rendent compte qu’il faut travailler dur. Alors, “bouché” non ! L’immobilier a de beaux jours devant lui. Aujourd’hui, on manque de logements en France, donc imaginez le nombre d’emplois que ça peut créer. Il faut donc engager les services publics, les privés, donner envie de créer et d’investir dans l’immobilier.

Vous parlez de politique, auriez-vous envie de faire cette carrière ?

En principe, on s’engage en politique uniquement pour servir. Or, malheureusement les circonstances et la nature humaine conduisent trop souvent à des dérives et à la recherche du pouvoir comme but essentiel. Je ne sais pas si j’aurai les capacités pour être un bon politicien mais, ce dont je suis sûr, c’est que je ne cherche pas le pouvoir. Je me contente donc de servir le collectif à mon niveau. Je rêve d’un monde où les gens seraient plus solidaires, gagneraient en maturité et apprendraient de leurs erreurs, où les horreurs ne se produisent plus et où on arrête de nous vendre des choses sans intérêt. C’est sûrement une utopie, mais c’est aussi un espoir et chacun, à son niveau, peut contribuer à changer cela.

En résumé

ERA France et Mutimo ont signé un partenariat, afin d’organiser plusieurs actions en commun, comme une plus grande proximité entre nos élèves et alumnis avec les agences ERA. Un partage de compétences et de connaissances qui fait grandir, qui instaure une confiance mutuelle et qui valorise un métier : celui de loger !